Comète 67P : se poser sur un canard cosmique
La comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko est un corps d’environ 4 km à deux lobes, dont le noyau sombre libère poussière et gaz en s’approchant du Soleil. Rosetta l’a accompagnée de 2014 à 2016 et son atterrisseur Philae y a rebondi avant de s’immobiliser.

À retenir
- Type
- Comète de la famille de Jupiter
- Taille
- Environ 4 km dans sa plus grande dimension
- Missions
- Rosetta et Philae
Son nom complet est 67P/Tchourioumov–Guérassimenko, mais beaucoup retiennent surtout son allure de canard en plastique cosmique. Deux lobes de tailles différentes, réunis par un cou étroit, lui donnent cette silhouette reconnaissable.
Une comète n’est pas un nuage de fumée lumineux
Son noyau contient de la glace, de la poussière et de la roche, avec des falaises, des puits et des blocs. À l’approche du Soleil, la glace qui se sublime entraîne la poussière et forme une chevelure ainsi que des queues. Les queues d’une comète pointent généralement à l’opposé du Soleil : elles ne se contentent pas de suivre sa trajectoire.


Dix ans de voyage, deux ans d’accompagnement
Rosetta a été lancée en 2004 et a rejoint 67P en 2014, puis l’a accompagnée à l’approche et à l’éloignement du Soleil. Ces observations prolongées ont révélé l’évolution de son activité, de la glace mise à nu et de la poussière en mouvement, bien au-delà de ce qu’aurait montré un unique survol.
L’atterrissage inattendu de Philae
En novembre 2014, Philae a réalisé le premier atterrissage sur une comète, mais ses systèmes d’ancrage n’ont pas fonctionné comme prévu. Après plusieurs rebonds, il s’est immobilisé dans une zone peu éclairée, ce qui a limité son alimentation et ses communications. Il a néanmoins transmis des données précieuses, et l’équipe a ensuite retrouvé son emplacement sur des images.
Peut-elle expliquer les origines de la Terre ?
Les comètes conservent des glaces anciennes et des molécules complexes. Elles permettent d’étudier la répartition et le transport de l’eau et des composés organiques aux débuts du Système solaire. Une seule comète ne représente pas toutes les autres, et la présence de molécules organiques ne prouve pas celle de la vie. Une étude rapprochée rend les questions plus précises — et plus intéressantes.


