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Vaisseaux habités Soyouz

Soyouz est le vaisseau russe à trois places utilisé pour rejoindre les stations en orbite terrestre basse et en revenir. Il a effectué son premier vol à l’époque soviétique en 1967 et a été modernisé à plusieurs reprises. Seul le module de descente central ramène l’équipage au sol.

Soyouz TMA-16 approche de l’ISS avec ses deux panneaux solaires déployés
Soyouz TMA-16 approche de l’ISS avec ses deux panneaux solaires déployés
Crédit image: Expedition 20 Crew / NASA · Public domain · Voir la source de l’image ↗

À retenir

Opérateur
Roscosmos ; programme spatial soviétique à l’origine
Depuis
1967
Mission
Transport d’équipages vers les stations en orbite basse, dont Saliout, Mir et l’ISS

Avant de décoller vers l’espace, trois astronautes prennent place dans une capsule de retour dont la cabine est à peine aussi grande que celle d’une petite voiture. Pour Soyouz, cette scène est habituelle depuis des décennies.

Soyouz signifie « union » en russe. Lancée pour la première fois en 1967, c’est la famille de vaisseaux habités restée le plus longtemps en service au monde. Conçue à l’origine par le bureau soviétique OKB-1 puis développée par la Russie, elle transporte encore des équipages vers l’ISS.

Soyouz TMA-09M à Baïkonour, entouré des bras de service verts
Soyouz TMA-09M à Baïkonour, entouré des bras de service verts
Crédit image: Bill Ingalls / NASA · Public domain · Voir la source de l’image ↗

À quoi servent les trois modules ?

Le vaisseau mesure environ sept mètres de long. À l’avant, le module orbital fournit un espace de vie et de travail ; au centre, le module de descente accueille trois membres d’équipage et constitue la seule partie qui revient intacte ; à l’arrière, le module de service emporte moteurs, panneaux solaires et équipements.

Seule la capsule de l’équipage exige la protection la plus lourde contre la rentrée. Les autres modules sont largués auparavant, ce qui réduit la masse du bouclier thermique.

Pourquoi un Soyouz reste-t-il à la station ?

Après avoir livré l’équipage, le vaisseau demeure amarré et sert de canot de sauvetage en cas d’urgence. Entre le retrait des navettes en 2011 et l’entrée en service de Crew Dragon en 2020, Soyouz était l’unique moyen de transport habité vers et depuis l’ISS.

Soyouz TMA-16 approchant de l’ISS avec ses deux panneaux solaires déployés
Soyouz TMA-16 approchant de l’ISS avec ses deux panneaux solaires déployés
Crédit image: Expedition 20 Crew / NASA · Public domain · Voir la source de l’image ↗

Le retour est-il confortable ?

Pas vraiment. La rentrée produit une forte accélération, puis des parachutes font descendre la capsule vers la steppe kazakhe. De petits moteurs s’allument juste au-dessus du sol pour amortir le contact, mais l’atterrissage peut encore ressembler à un choc violent.

Comment les premiers accidents ont-ils modifié le vaisseau ?

Soyouz 1 s’est écrasé après une défaillance du parachute en 1967 ; Soyouz 11 a perdu la pression de sa cabine avant la rentrée en 1971. Les missions suivantes ont renforcé les exigences portant sur les parachutes, l’étanchéité et la protection de l’équipage, notamment le port de combinaisons pressurisées pendant les phases critiques.

Le système d’évacuation a-t-il déjà sauvé des vies ?

Oui. En 1983, il a arraché l’équipage de Soyouz T-10-1 à une fusée en feu sur le pas de tir. En 2018, les systèmes d’urgence ont également ramené sain et sauf l’équipage de Soyouz MS-10 après une anomalie au lancement. Ce dispositif est une bouée de sauvetage que personne ne souhaite avoir à utiliser.

Le saviez-vous ?

L’architecture de Soyouz a inspiré Progress, qui remplace l’équipage et les équipements de retour par du fret.

Références